Les raisons des restrictions françaises sur les détenteurs de passeports diplomatiques

Le ministre français des Affaires étrangères, JeanNoël Barrot, a déclaré qu’il était prêt à se rendre en Algérie pour rencontrer les responsables algériens.
Dans des déclarations à la presse avanthier, il a indiqué avoir exprimé ce souhait lors d’une rencontre avec son homologue algérien Ahmed Attaf (probablement en marge du sommet du G20 en Afrique du Sud la semaine dernière). Il a précisé que cette visite pourrait aider à faire avancer les dossiers litigieux, notamment la libération de l’écrivain algérien Boualem Sansal, détenteur de la nationalité française, l’augmentation de l’exécution des décisions d’expulsion concernant les ressortissants algériens en situation irrégulière, ainsi que la reprise de la coopération en matière de renseignement (échange d’informations).
Il semble que ce dernier point soit la raison profonde de la colère française et des nouvelles mesures de rétorsion qui témoignent d’une montée en puissance du courant hostile à l’Algérie dans l’appareil décisionnel français. Cette situation survient dans un contexte où le président français est affaibli, tandis que de plus en plus de voix modérées adoptent un discours populiste pour séduire l’électorat d’extrême droite.
Barrot a confirmé les informations selon lesquelles des restrictions d’entrée en France avaient été imposées à des responsables algériens, menaçant de nouvelles mesures. Il a toutefois souligné que “ces mesures pourraient être annulées et prendront fin dès que la coopération à laquelle nous nous appelons reprendra”.
Paris cherche à obtenir un soutien européen pour imposer des sanctions aux pays accusés de ne pas faire suffisamment d’efforts pour récupérer leurs ressortissants faisant l’objet d’une procédure d’expulsion vers leur pays d’origine.
Les mesures et positions adoptées par le gouvernement français ont suscité des réactions d’opposition au sein de la gauche française et des voix indépendantes. Le député Éric Coquerel a mis en garde contre cette approche conflictuelle du gouvernement français, affirmant qu’il “agit comme une puissance coloniale”.